Before Midnight

 

 

Jesse (Ethan Hawke), Céline (Julie Delpy) et leurs deux filles jumelles passent des vacances estivales chez des amis sur une île grecque. Le cadre idyllique amène le couple à ressasser un passé teinté de nostalgie et de regrets.

Un film est une pièce unique qui passe toujours par plusieurs filtres artistiques et commerciaux avant d’être diffusée sur les écrans. Before Midnight nous rappelle que les plus beaux films sont les plus simples. Ce sont ceux qui ont su se débarrasser des artifices mercantiles et des pirouettes marketing pour ne garder que l’essentiel : des acteurs, une caméra, un endroit et une histoire simple. Pas besoin de partir dans les extrêmes du Dogme 95 pour assurer l’authenticité et la réussite d’un film.

Puisqu’aujourd’hui l’esthétisme prime sur la narration, l’arrivée de Before Midnight fait l’effet d’un grand bol d’air. Le diable ne se cache pas dans les détails de l’image mais dans ceux du scénario. À privilégier le visuel, le cinéma tire une belle croix sur le textuel. À vrai dire, ce n’est pas vraiment de sa faute. Il se calque sur la tendance sociétale à favoriser la simplicité contemplative, jusqu’à en devenir aliéné. Qui ne souhaite pas égorger ces jeunes ados s’autocomplimentant sur des photos et vidéos Instagram moins intéressantes qu’un concombre dans un plastique ? Moi si.

Richard Linklater signe le troisième opus de la trilogie, après Before Sunrise (1995) et Before Sunset (2004). Il me semble avoir vu le deuxième il y quelques années. Rien de très fameux. Comparaisons inutiles mises de côté, en se focalisant sur cette oeuvre, le résultat est plus que satisfaisant. Le rythme aurait pu être ralenti par le peu de scènes et la longueur des dialogues mais c’est tout le contraire. Donnant plus d’ampleur à la narration, ces partis-pris sont largement profitables. Nous nous perdons dans les grandes et lentes ballades bavardes des deux amoureux entre les rues pavées ruisselant vers l’éternelle et calme mer méditerranéenne. Nous nous immergeons dans les discussions nostalgiques et philosophiques des repas ombrés et arrosés autour d’une salade grecque. Nous nous retrouvons dans les querelles du couple, entre désirs inavoués et obligations parentales. En somme, nous passons des vacances rêvées, par procuration, grâce à ce film.

Le véritable talent de Before Midnight est son écriture. Julie Delpy et Ethan Hawke, tous deux à la plume en plus d’être à l’écran, servent un bijou scénaristique à Richard Linklater qui le traduit parfaitement en images. Je reproche souvent le côté beau bobo un peu bête qu’a Delpy dans certains de ses films, mais sur ce coup-là je n’ai pas à le faire. J’admire la force de réflexion et de construction de ses dialogues. 1h48 de pure détente estivale, drôle et légère, simple et efficace, autour du thème de l’amour. C’est réussi.

Jesse (Ethan Hawke), Céline (Julie Delpy) et leurs deux filles jumelles passent des vacances estivales chez des amis sur une île grecque. Le cadre idyllique amène le couple à ressasser un passé teinté de nostalgie et de regrets.

Un film est une pièce unique qui passe toujours par plusieurs filtres artistiques et commerciaux avant d’être diffusée sur les écrans. Before Midnight nous rappelle que les plus beaux films sont les plus simples. Ce sont ceux qui ont su se débarrasser des artifices mercantiles et des pirouettes marketing pour ne garder que l’essentiel : des acteurs, une caméra, un endroit et une histoire simple. Pas besoin de partir dans les extrêmes du Dogme 95 pour assurer l’authenticité et la réussite d’un film.

Puisqu’aujourd’hui l’esthétisme prime sur la narration, l’arrivée de Before Midnight fait l’effet d’un grand bol d’air. Le diable ne se cache pas dans les détails de l’image mais dans ceux du scénario. À privilégier le visuel, le cinéma tire une belle croix sur le textuel. À vrai dire, ce n’est pas vraiment de sa faute. Il se calque sur la tendance sociétale à favoriser la simplicité contemplative, jusqu’à en devenir aliéné. Qui ne souhaite pas égorger ces jeunes ados s’auto-complimentant sur des photos et vidéos Instagram moins intéressantes qu’un concombre dans un plastique ? Moi si.

Richard Linklater signe le troisième opus de la trilogie, après Before Sunrise (1995) et Before Sunset (2004). Il me semble avoir vu le deuxième il y quelques années. Rien de très fameux. Comparaisons inutiles mises de côté, en se focalisant sur cette oeuvre, la résultat est plus que satisfaisant. Le rythme aurait pu être ralenti par le peu de scènes et la longueur des dialogues mais c’est tout le contraire. Donnant plus d’ampleur à la narration, ces parti-pris sont largement profitables. Nous nous perdons dans les grandes et lentes ballades bavardes des deux amoureux entre les rues pavées ruisselant vers l’éternelle et calme mer méditerranéenne. Nous nous immergeons dans les discussions nostalgiques et philosophiques des repas ombrés et arrosés autour d’une salade grecque. Nous nous retrouvons dans les querelles du couple, entre désirs inavoués et obligations parentales. En somme, nous passons des vacances rêvées, par procuration, grâce à ce film.

Le véritable talent de Before Midnight est son écriture. Julie Delpy et Ethan Hawke, tous deux à la plume en plus d’être à l’écran, servent un bijou scénaristique à Richard Linklater qui le traduit parfaitement en images. Je reproche souvent le côté beau bobo un peu bête qu’a Delpy dans certains de ses films, mais sur ce coup là je n’ai pas à le faire. J’admire la force de réflexion et de construction de ses dialogues. 1h48 de pure détente estivale, drôle et légère, simple et efficace, autour du thème de l’amour. C’est réussi.

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